Publié le lundi 13 avril 2009

Les heures graves - rien ne va plus !

13 04 2009

   ordure de capitaliste sur le dos du travailleur

Les heures graves - rien ne va plus !
le Québec renoue avec la noirceur. Son nom même tend à disparaître. On n’en a que pour le Kénéda. Il ne s’agit plus de déficit zéro mais de Québec zéro.

Caroline Moreno
Tribune libre de Vigile
mercredi 8 avril 2009

On a parfois l’impression que tout fout le camp mais en ce moment, c’est davantage qu’une impression. C’est une vérité. Rien ne va plus.

D’un côté, nous avons des compagnies comme Bell et Vidéotron qui licencient les employés d’ici pour embaucher du personnel en Inde et au Caire, ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de prestataires de l’assurance-chômage, d’assistés sociaux et de gens qualifiés contraints à travailler au salaire minimum, à contrat ou à la pige.

De l’autre côté, nous avons des travailleurs qui paient des impôts et des taxes à deux gouvernements qui font, avec leur argent, ce que bon leur semble. Le Fédéral investit dans la guerre, les sables bitumineux, l’industrie de l’automobile tandis que le Provincial se lance dans la reconstruction de l’échangeur Turcot, la rénovation de Gentilly II, la construction de ports méthaniers et celle d’un méga-centre hospitalier de langue anglaise car, ne soyons pas naïfs, le CHUM ne se fera pas.

Avec le nombre de mises à pied qui va en augmentant et le gaspillage éhonté de notre argent, avec les pertes enregistrées à la Caisse de dépôt et placement, les augmentations de tarifs, les coupures dans l’aide aux artistes, le décrochage scolaire, les factures et les hypothèques impayées, les départs de médecins vers l’Ontario, le Québec renoue avec la noirceur. Son nom même tend à disparaître. On n’en a que pour le Kénéda. Il ne s’agit plus de déficit zéro mais de Québec zéro.

Et qui aura encore les moyens de cotiser dans l’avenir par le biais d’un régime de retraite, de REER, d’études, de projets novateurs ?

L’indépendance du Québec pourrait nous sortir de ce marasme, mais elle n’est pas à nos portes.

Il existe pourtant des formations politiques, des mouvements, des journaux, des réseaux, des animateurs de radio, des chroniqueurs qui se targuent d’être indépendantistes. L’ennui, c’est que chacun a le sentiment de posséder la solution magique du Québec indépendant alors qu’elle réside dans la fusion des forces existantes.

Nous devons, en premier lieu, exprimer publiquement notre colère face aux mensonges du Gouvernement et à son implication dans la perte de notre argent et sa dilapidation. N’attendons pas d’être tout nus dans la rue ! Sortons !

Provoquons les événements. Cessons de les subir. Et l’histoire s’écrira.

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